Dans « HIGHER », j’ai érigé la barre de métal centrale (recouverte de journal japonais et marquée par une rouille qui a transpercé le papier) comme le totem d’une mémoire urbaine. Face à cette structure rigide, j’ai peint un arbre sur du papier coréen que j’ai ensuite collé sur la toile ; il semble s’enraciner dans le vide, offrant un contrepoint fragile et vivant à la géométrie de l’ensemble. Entre les strates de collage et la précision de mes lignes de fuite, j’invite à un dialogue silencieux entre la permanence de la nature et l’érosion du bâti.