Dans REFUGE, je place le rougequeue comme un point de vie fragile et présent. Je l’ai peint sur du papier coréen, puis collé, pour préserver sa légèreté. Ses teintes sont douces, presque murmurées, comme une respiration. Autour de lui, les formes dessinent un espace qui protège sans contraindre. Beaucoup y voient une cage, une limite fermée. Moi, j’y vois un refuge, un abri temporaire et nécessaire. Rien n’est verrouillé, tout reste ouvert à la fuite ou au retour. Les transparences laissent passer la lumière et le regard. Je cherche une sensation de calme, de suspension. L’oiseau est libre, simplement posé là, à l’abri du monde.