Dans VEILLE, je place le héron comme une conscience silencieuse, immobile et attentive. Il veille, posé dans l’espace, témoin calme du temps qui passe. Autour de lui, l’architecture évoque la présence de l’homme, structurante mais absente. Je construis ces volumes comme des traces humaines, des cadres laissés ouverts. Les bandes vertes, transparentes, laissent circuler le regard et la respiration. Elles suggèrent le passage, la fragilité, ce qui relie sans enfermer. Trois autres zones sont travaillées en acrylique Bronze. Le métal y capte la lumière, brillant différemment selon l’heure et l’endroit où l’on se tient. Je veux que le spectateur fasse partie de cette variation, par son déplacement. Entre le héron et l’architecture, je questionne notre manière d’habiter et de veiller le monde.